La photographie au Flash – Résumé de cours*

 

Fill’in flash – Flash déporté en contrôle TTL sans fil. Ombrelle de diffusion. Synchro Haute vitesse 1/1500s F/1.8 85mm

* Ce n’est pas un cours mais une synthèse pour ceux qui ont suivis mes cours, faits des exercices, vus des photos correspondantes pour chaque cas abordé…

  • Qu’est-ce qu’un flash – principe de fonctionnement sur petit format
  • Les différents types de flash pour la photographie courante
  • Le flash moderne – automatisme TTL
  • Quelques fonctionnalités flash « Evoluées »
  • Le flash sur quelques cas-types

  1. Le flash est une source de lumière artificielle. Aujourd’hui « électronique ».

Fonctionnement : les piles remplissent un réservoir d’énergie à libération rapide, le condensateur. En une fraction de seconde ce condensateur libérera son énergie (décharge) pour ioniser un gaz composé de xénon qui va produire brièvement une lumière intense.

La durée d’un éclair de flash est très brève. De 1000 à 70 000 ième de seconde

Bien plus rapide que les rideaux de notre obturateur.

Le temps pour découvrir et recouvrir intégralement la fenêtre du plan focal par les rideaux de notre obturateur est limité. La mécanique, même contrôlée électroniquement a ses limites. C’est la fameuse « vitesse de synchronisation » du flash. Elle est en général de 1/200 ou 1/250s minimum. Au delà (1/500eme ou plus haut) les rideaux de notre obturateur ne découvrent plus la totalité du plan focal et se feront flasher pendant leur déplacement.

Nos APN lorsqu’ils détectent la présence du flash, limiteront notre vitesse, à la vitesse synchro minimale 1/200 ou 1/250s, quels que soit le mode d’exposition sélectionné.

  1. En dehors des flashes de studio photo, il y a 2 types de flashes courants pour nos APN.
  • Le flash intégré
  • Le flash « accessoire » de type cobra qui se glisse dans la griffe supérieure de l’appareil.

Le flash intégré est de faible puissance, son réflecteur est fixe et petit. La lumière qu’il délivre est dure et limitée. Il est très proche de l’axe de l’objectif et va produire un effet « yeux rouges » (quels que soit le mode et artifice pour l’atténuer…). L’intérêt de ce flash résidera plus en « appoint de lumière » qu’en source principale d’éclairage (pauvre qualité d’éclairage).

Le flash accessoire est lui, plus gros plus puissant avec un réflecteur plus gros et donc une meilleure source d’éclairage. Sa couverture (l’angle de champ d’éclairement) est variable grâce à sa tête zoom. Plus la couverture sera réglée de manière large (tête zoom en position GA ou accessoire de diffusion) et plus sa lumière sera douce.

Certaines têtes flash permettent de pivoter verticalement (idéalement sur 90°) et/ou horizontalement (idéalement sur 180°)

  • Quelques chiffres

La puissance du flash s ‘exprime par un nombre appelé Nombre Guide (NG)

NG=Distance x Ouverture

Habituellement exprimé pour 100 iso avec réflecteur standard

Attention la zone de couverture du flash influe beaucoup sur le NG, ainsi un flash avec une zone de couverture 50mm affichera un NG plus élevé que le même flash avec un réflecteur couvrant le 35mm…

Certaines marques profitent du « non dit dans le texte » ou de mentions écrites en tout petit pour communiquer des valeurs de nombre guide faisant croire à une extraordinaire puissance !

Évidemment si ce NG est exprimé pour une sensibilité > à 100 iso ou pour une couverture de plus de 35mm ou 50mm…

–>Gardez à l’esprit que tous les flashes cobra se valent et que leur puissance tourne autour de 30 de NG pour 100 iso et pour un champ d’éclairement qui correspond à une focale 35mm.

Les différences de valeur de NG seront plutôt un argumentaire commercial.

Par exemple

Quelles différences entre ces 3 flashes – Leur nombre guide est différent, mais comment cette puissance se traduit en réalité?

  1. NG30 2. NG34 3. NG38

(NG= distance (m) x Ouverture (nombre F/)

1 : à 5m ouverture F/6 (soit F/5,6 et ¼ de valeur)

2 : à 5m ouverture F/6,8 (soit F/5,6 et 1/2 de valeur)

3 : à 5m ouverture F/7,6 (soit F/5,6 et ¾ de valeur)

La comparaison de ces 3 puissances en pratique donnera donc :

Entre 1 et 2 : environ ¼ de diaph

Entre 2 et 3 : env. ¼ de diaph

Entre 1 et 3 : env. ½ diaph

Plutôt que comparer la puissance de ces flashes on préférera porter l’attention sur leur temps de recyclage, leur zone de couv. mini et maxi (tête zoom), la qualité de leur couverture (tests à faire ou à lire)…et certaines fonctions associées à notre appareil photo!

3. L’automatisme TTL

La fonction principale du flash « moderne »

Pour que cette fonction soit opérationnelle il faut que le flash soit « dédié » à la marque et au modèle d’appareil photo auquel il sera associé.

En effet il y aura « discussion » entre l’appareil et le flash. Il faut qu’il parlent le même langage.

En décomposant les étapes de la prise de vue, voici comment fonctionne l’automatisme TTL pour un appareil reflex petit format :

1) on appuie sur le déclencheur, le miroir du reflex se lève

2) le premier rideau de l’obturateur part

3) le flash se déclenche

4) la lumière du flash réfléchie par le sujet revient vers la cellule TTL

5) La cellule donne l’ordre au flash de couper sa lumière

6) le second rideau de l’obturateur se ferme

7) le miroir redescend

Le tout en 1/250s pour l’obturateur (synchro X au 1/250). La durée de l’éclair de flash émise de l’étape 3 à 5 peut varier de 1/000 à 1/50000s en fonction de la puissance demandée (Plus l’éclair est long plus la puissance d’éclairement sera élevée).

L’automatisme TTL permet donc de ne pas recalculer selon la formule NG=d x F/ à chaque fois que la distance flash-sujet est modifiée. C’était le cas avant que la puissance des flashes puisse être contrôlée en analysant la lumière réfléchie par le sujet.

L’automatisme TTL donne la possibilité au photographe d’utiliser n’importe quelle ouverture, à n’importe quelle distance. Attention : Le respect des limites de portée (minima et maxima) est évidemment nécessaire. Ne pensez pas éclairer la tour Eiffel avec votre flash, ni d’avoir une exposition correcte à 1600 iso F/2,8 et avec un sujet à 10cm…

L’automatisme TTL permet d’utiliser notre flash en éclairage indirect en gardant une exposition parfaite ce qui n’aurait jamais été possible par le calcul (et sans flasmètre).

4.Voici quelques fonctions « évoluées » et bien pratiques :

L’acquisition d’un flash dédié à votre appareil photo devra dépendre des fonctionnalités au flash offertes par la marque et le type d’appareil photo. Certains flash dits  « compatibles » n’offriront pas toutes les fonctions d’un flash de marque dédié.

– La tête zoom orientable.

Grâce à sa lentille de fresnel incorporé, ce réflecteur variable pourra condenser le flux de lumière pour éclairer plus loin. Il pourra aussi élargir et diffuser l’éclairage pour couvrir un grand angle de champ et offrir une lumière plus douce. Certains flash permettent de couvrir le champ équivalent à un 14mm, grâce à leur diffuseur fourni.

La tête orientable horizontalement et verticalement sera particulièrement appréciée pour éclairer indirectement le sujet, adoucir et modeler la lumière. Plus ce réflecteur sera orientable sans limitations mécaniques et mieux ce sera…

La tête zoom peut être automatique et détectera l’objectif et la focale utilisée pour se régler sur son champ de couverture. Elle peut être aussi « manuelle » et permettra au photographe d’adoucir la dureté de l ‘éclair.

– La correction d’exposition

L’éclair de flash peut être atténué ou renforcé par rapport à l’exposition théorique exacte, vue de l’appareil.

– La synchro sur le 2ème rideau

Le départ de notre flash ne se fait pas à l’ouverture du 1er rideau de l’obturateur mais avant la fermeture du 2ème rideau. L’éclair arrive donc en fin de processus d’exposition. En cas de photographie au flash avec une vitesse lente, ceci permet d’enregistrer du mouvement avant de figer l’image

– Auto FP (Nikon) – Synchronisation flash à toute les vitesses.

Cette fonction associée à un apn compatible permet de rallonger la durée de l’éclair flash pour couvrir toute la période d’obturation. On pourra déboucher des ombres en plein jour, à pleine ouverture avec des vitesses supérieures à notre synchro X. Attention les limites de portées sont beaucoup plus réduites. Le flash ne figera plus le mouvement avec autant d’efficacité car bien que la vitesse de l’obturateur soit rapide, la durée de l’éclair flash sera, elle, plus lente qu’habituellement sans cette fonction…

– Contrôle du flash en automatisme TTL lorsqu’il est n’est plus sur l’appareil mais déporté et sans fil.

C’est une fonction créative très évoluée présente sur les APN Nikon de la gamme expert ou plein format (Séries D7xxx et D6xx, D7xx, D8xx, Dx…).

Elle permet de piloter notre flash sans fil à partir de notre apn, par le biais du flash intégré ou d’un transmetteur dédié. On peut piloter plusieurs flash avec plusieurs niveaux d’ajustement d’exposition, le tout en automatisme TTL et sans aucun calcul ni flashmètre…

Cette fonction est aussi accessible avec des accessoires spécifiques et avec d’autres marques.

→ certains flash peuvent être « pilotée » (mode esclave) ou peuvent être « contrôleur » d’autres flash (mode master). Les flashes intégrés des appareil experts Nikon peuvent servir d’éclairage et/ou de contrôleur.

5. Quelques cas pratiques

Voici le récap de quelques cas abordés en cours :

  • Flash avec vitesse synchro lente

Permet de garder le plus possible (en fonction de la vitesse choisie) la lumière d’ambiance naturelle.

Le flash figera une image mais la vitesse synchro lente enregistrera le mouvement, la luminosité ambiante de la scène… Le flash aura une présence relative beaucoup plus discrète sur notre photo.

  • Figer le mouvement

La durée d’éclair du flash est beaucoup plus rapide que le plus rapide des obturateur électromécanique !

On photographiera au flash pour figer des mouvements, des objets, des actions ultra rapides.

On obtiendra des résultats étonnant pour figer le mouvement avec une vitesse synchro entre 1/200 et 1/250s et des scènes peu éclairées… L’éclair de flash, s’il est prêt du sujet (en auto TTL) ou s’il est utilisé en mode M au 1/64 ou 1/128 de sa puissance, aura un éclair très bref, inférieur au 1/10 000s !

  • Utiliser le flash en plein jour pour déboucher les ombres, les contre-jour.

On appelle cela le « fill’in flash »

On gardera la lumière ambiante naturelle en exposant notre scène comme si nous n’utiliserions pas le flash. Le flash sera ensuite ajouté et éventuellement atténué (correction d’exposition sur le flash).

On fera attention de rester sur une exposition respectant la vitesse max de synchronisation. Au besoin si disponible on activera la fonction synchro à toutes les vitesses…

  • Le flash en « indirect »

La tête flash sera orientée vers le plafond ou vers le mur arrière ou vers un panneau servant de réflecteur. La lumière en sera considérablement adoucie. Lorsque l’on oriente vers le plafond on essayera de récupérer de la lumière directe à l’aide d’une petite casquette fournie dans certains flashes… ce qui débouchera légèrement les yeux et les ombres des arcades dans un portrait.

  • Le flash déporté en contrôle TTL sans fil

Si compatible avec votre APN. Le flash sur le boîtier sera en mode contrôleur, flash accessoire ou flash intégré (Il existe aussi des contrôleurs dédiés). Le flash déporté sera en mode « esclave » dans un groupe et sur un canal spécifique piloté par le contrôleur. Plusieurs flash peuvent être pilotés dans plusieurs groupes et sur plusieurs canaux. Chaque flash peut avoir une correction d’exposition spécifique les uns par rapport aux autres. La cellule TTL du boîtier gérera automatiquement l’exposition en respectant les corrections pour chaque groupe de flash.

  • Ajout de gélatine colorée sur un flash

Par exemple en cas de photographie au flash en intérieur avec une synchro basse vitesse pour garder un ratio flash/lumière ambiante en faveur de l’éclairage intérieur.

La lumière artificielle intérieure des lampes à incandescence sera « orange – ambrée » alors que la lumière du tube flash sera bleue « lumière du jour » (6500k). Pour homogénéiser l’éclairage on placera une gélatine ambrée sur le flash ainsi toute la scène aura la même dominante de couleur.

Il sera facile de corriger ou d’adapter notre balance des blancs du fait que toute la scène soit à la même « teinte » (température de couleur).

 

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